Salutations !

Aujourd’hui on va aller faire un tour dans l’espace avec un manga qui avait été cité dans la sélection de la rédaction pour le mois de l’imaginaire en 2019 : Astra : Lost in Space !

Cette autopromo à peine déguisée quoi…

Oui mais c’est le seul top thématique dans lequel j’ai réussi à placer un titre pour l’instant…

Ah ouais ! ils ont vraiment fait une affaire en te recrutant…

Revenons à nos moutons veux-tu ?
Astra : Lost in Space (Kanata no Astra au Japon que l’on pourrait traduire par Kanata et l’Astra) est un manga de science-fiction dessiné par Kenta Shinohara, ce dernier étant surtout connu pour Sket Dance.
Publiée en France par les Editions nobi nobi, la série comporte cinq tomes au total. En 2019, l’œuvre a reçu une adaptation anime de douze épisodes.

UN PETIT RÉSUMÉ ?

Nous sommes en 2063. Kanata et huit autres adolescents embarquent pour un voyage scolaire avec pour destination la planète McPa. Mais une fois sur place tout ne se passe pas comme prévu !

Bah heureusement sinon l’histoire s’arrête au chapitre 1 !

Une mystérieuse sphère lumineuse fait son apparition et transporte nos protagonistes directement… dans l’espace !
Ou plus exactement en orbite ! Par chance un vaisseau à l’abandon se trouve à proximité.
Mais nos héros ne sont pas au bout de leur surprise quand ils constatent que la planète autour de laquelle ils gravitent n’est pas McPa !
En réalité la sphère les a projeté à 5012 années-lumière de cette dernière !

Ouais, et pourquoi pas 5011 ou 5013 ?

J’en sais rien ! Va demander à l’auteur !

Même en utilisant l’hypernavigation, le voyage de retour durera au moins trois mois. Problème : leur vaisseau ne peut stocker que trois jours de ressources pour permettre à neuf personnes de survivre.
Ils vont donc devoir faire des haltes régulières sur leur trajet pour se réapprovisionner.

En attendant que nos héros rentrent à bon port, je vais donner mon point de vue sur ce manga !

ALORS, ALORS ???

Pour commencer, je tiens à dire que je me suis lancé dans la lecture d’Astra après avoir vu le premier épisode de l’anime.
J’ai particulièrement apprécié le fait qu’il s’agisse d’une série de science-fiction au sens Space-Opera (dans l’esprit du moins) même si dans le fond on est plus proche d’un mélange de récit d’aventures et de thriller. Je précise car c’est un genre qui a quasiment disparu du paysage culturel japonais courant des années 90 je dirais.
Par la suite on a eu droit à du Cyber Punk, du Mecha ou même de l’Heroic-Fantasy avec des éléments de SF mais plus vraiment de séries
dans le genre de Captain Harlock ou…

Ah, Albator tu veux dire, non ?

Je refuse d’utiliser ce nom, tu m’entends !?
Quand on connaît le pourquoi du comment de ce patronyme absurde, je suis désolé, c’est pas possible !

Je disais Captain Harlock ou encore Macross…

Heu, Robotech plutôt ?

Je sais que tu es dans ma tête, mais je te jure que je suis prêt à me faire mal juste pour que tu te taises une bonne fois !

Bref, j’apprécie beaucoup ce genre pour son côté épique, exploration de l’inconnu, conflits socio-politiques, etc. Ce qui n’est pas un argument en soi pour juger de la qualité d’une œuvre, nous sommes bien d’accord !
Passons à une analyse plus concrète !

Astra, c’est en quelque sorte un diamant brut. Tout fonctionne correctement si vous voulez. L’intrigue et les enjeux se tiennent, les personnages ont suffisamment de développement pour que l’on ait de la sympathie pour eux, le dessin est d’une certaine finesse, il y a des bonnes idées de SF, mais… on a toujours le sentiment qu’il manque un petit quelque chose.

Et je pense que le problème principal vient du fait que l’histoire tient en cinq tomes seulement. On pourrait presque dire six en réalité car le dernier volume fait presque le double des autres. Mais justement, on sent que l’auteur a manqué de place pour raconter ce qu’il a voulu et a été contraint de résoudre beaucoup de choses au dernier moment. De son aveu, dans la post-face, il précise que ses éditeurs n’étaient pas partant à la base pour une histoire de SF, genre qu’ils jugeaient passé de mode. On en revient à ce que je disais plus tôt.
On peut donc penser sans trop divaguer que le manga à connu une fin prématurée.

Et c’est dommage car il y avait plein d’aspects intéressants !

Nos héros bien qu’assez archétypaux sont très attachants mais on aurait eu envie de les connaître un peu plus !
Quand le récit s’attarde sur les personnages plus secondaires, malgré le temps accordé à leurs développements, une fois les ‘problèmes’ résolus, l’histoire suit son cours comme si de rien n’était.

Pareil pour les enjeux. On part d’un problème de survie d’un groupe de neuf personnes pour aboutir à quelque chose qui implique l’humanité tout entière. Mais la progression est presque trop soudaine ! Cela aurait mérité d’être amené de manière plus souple car du coup on se retrouve avec beaucoup d’explications (presque forcées par moments) dans le dernier tome.

Là où je n’ai rien à redire en revanche…

Ah, ça va nous changer tiens !

PRESQUE rien à redire, pardon ! C’est l’aspect exploration du récit.
On va visiter des planètes vraiment différentes, avec des climats, des faunes et des flores spécifiques, et pas toutes sans danger bien sûr !
Ça change d’une certaine saga de SF que je ne citerai pas !

Tu vas nous la faire à chaque fois celle-là ?

Oui ! C’est mon défi secret ! Dire du mal de Star Wars dans chacun de mes articles !

C’est plus un secret du coup !!! Et t’as balancé le nom aussi !!!

Mais parlons plutôt du dessin, étant donné que c’est une critique de manga, ça me parait bien d’au moins évoquer cet aspect. Je dis bien évoquer car, à mon grand regret, je n’y connais pas grand-chose à ce niveau aussi bien en théorie qu’en pratique. Ceci dit en comparant avec ce que j’ai pu voir dans d’autres œuvres, ça me paraît très bon !
Le trait est fin et certaines cases sont très détaillées. C’est particulièrement visible sur les paysages des différentes planètes. Les proportions et les perspectives sont également bien gérées et nous permettent d’apprécier correctement les distances ou encore les rapports de taille entre un humain/un vaisseau et son environnement par exemple.

CONCLUSION

Malgré l’impression que j’ai pu donner, j’ai passé un bon moment à la lecture d’Astra ! J’ai apprécié le côté survie/exploration, les interactions entre les personnages qui sont assez naturelles (avec les petites chamailleries qui vont bien et inhérentes à la vie en groupe) et l’esthétique globale (qualité et design).
C’est un manga qui a suffisamment de qualités pour m’avoir vraiment donné envie de voir de quoi l’auteur serait capable sur un titre
de SF plus ambitieux !
Je vous recommande donc d’aborder Astra : Lost in Space en considérant qu’il s’agit du premier essai de son créateur en matière de science-fiction.
En faisant preuve d’un peu plus d’indulgence…

Ah, tu connais ce mot en fait ?

…vous devriez sans problème vous laissez emporter dans l’aventure !

Merci d’avoir pris le temps de lire mon article !

Je vous souhaite de vous abreuver de bonnes lectures en 2020 !

À la prochaine !