Les fiancés de l’hiver

Christelle Dabos

Date de parution : 2016

Genre : Roman Fantastique

Chers Chapotters, chères Chapotteuses,

Nous y sommes ! Voici donc mon premier article pour les Chats Pitres. Fraîchement écrit avec passion, avec amour, un bon lot de ratures, tout ceci pour vous.

Tout d’abord un petit mot sur l’auteure.

Christelle Dabos, née en 1980 est une auteure française de fantasy. Membre de la Plume d’Argent qui est une communauté d’auteurs sur internet, elle remporte en 2013 le Concours du Premier Roman jeunesse organisé par Gallimard Jeunesse, Télérama et RTL avec La Passe-miroir. Ses deux premiers ouvrages (que je qualifierais plus de chefs d’œuvres) ont été récompensés du Grand Prix de l’Imaginaire dans la catégorie Roman Jeunesse francophone en 2016. Personnellement, je pense que J.K Rowling n’a qu’à bien se tenir.

Concernant le livre

Cette œuvre littéraire m’a été fortement conseillée par Ariel-Catinou. Effectivement, elle connaît bien mes goûts, et nos deux univers de prédilection se rapprochent. Et bien pour tout vous dire, elle a visé juste !

La première fois que j’ai eu le livre en main, j’ai d’abord longuement observé la couverture (chose que je ne fais pas automatiquement avant chaque lecture). Et j’avoue que j’y suis souvent revenu tout au long de l’histoire à la recherche de détails pouvant alimenter mon imagination.

Les premières pages vous plongent directement au cœur de l’univers tellement fabuleux de La Passe-miroir. On vous parle de l’âme de certains objets ou de certaines demeures…puis quelques lignes plus tard une jeune fille traverse un miroir…Vous voilà alors en plein cœur d’Anima, cette arche surprenante que j’aimerais tant visiter.

Cette jeune fille qui a le pouvoir de traverser les miroirs c’est Ophélie. L’héroïne de cette saga.

Ophélie apparait comme une jeune fille négligée, elle porte un vieux manteau usé, une paire de lunettes grises, une écharpe tricolore. Ainsi qu’une paire de gants dont vous comprendrez bientôt la nécessité. Au fil de ses aventures, on se prend vite de passion pour cet intriguant personnage. Au commencement, Ophélie se résume à une jeune fille peu jolie, maladroite, solitaire introvertie, rêveuse. Son entourage la trouve un peu simplette. Mais vous allez, au fil de ses aventures, découvrir toute une partie cachée de sa personnalité. Voila ce qui rend Ophélie si attachante. Son évolution dans le Tome I de La Passe-miroir est remarquable, et finalement elle s’affirme comme une jeune fille avec du tempérament, et un courage incroyable. Elle vous surprend de pages en pages.

Mais la vie d’Ophélie tend à être complétement chamboulée. C’est officiel Ophélie sera bientôt mariée à l’un des héritiers d’un clan du Pôle. Sa vie sereine et paisible à tenir son musée et à lire les objets ne sera plus…Elle devra affronter une nouvelle arche, une nouvelle vie, de nouvelles coutumes, un nouveau monde. Bien différent du sien, là-bas au Pôle, manigances, trahison et complot mortel deviendront son quotidien. Mais qui est son fiancé ? Thorn, l’ours. A proprement parler, Thorn n’est pas cet animal. En apparence…une stature de géant, un corps étroit, un nez tranchant, le visage balafré. Ce personnage effrayait Ophélie.

En toute honnêteté je me suis dit, mais pauvre Ophélie. Qu’est ce qu’elle va devenir, elle, toute frêle et fragile avec ce personnage froid et arrogant ?

Mais mes craintes n’étaient pas finies…La découverte du Pôle, cette arche froide, glaciale autant par son climat que par ses habitants, vous donne l’impression d’être une âme fragile sans défense assez puissante pour combattre ses griffes, ses crocs et ses dragons…

La nouvelle vie d’Ophélie se mêle de mensonges, de menaces de mort, de non-dits, de faux semblants, d’illusion, de guerre de clan. A travers tout cela, de belles rencontres mais parfois dangereuses, une belle amitié liée avec Renard, l’un des domestiques du Clair de Lunes.

Tout cela dans un univers divinement créé par l’auteure avec agilité et douceur. Christelle Dabos a su construire un monde de toute pièce, digne des Harry Potter. Un monde où chaque arche est dirigée par un esprit de famille, avec des dons propres à chacun d’entre eux et une vie éternelle. Un monde où chaque clan possède ses propres particularités telles que porter des coups de griffes sans mêmes devoir lever la main, créer des illusions toutes plus belles les unes que les autres, ornées de fleurs, de paysages chauds, de douces senteurs à faire perdre la raison. Ou encore posséder une mémoire éternelle, ou jouer de son invisibilité…

Je me demande parfois comment serait retranscrit cet univers sur grand ou petit écran ?  Cela serait sans aucun doute un délice pour les petits et pour les grands, des tableaux à en faire briller les yeux.

Je ne vous en dis pas plus sur l’histoire car je vous laisse faire connaissance avec ce monde et ses personnages. C’est un voyage hors du temps. Le plus dur sera de s’arrêter, pire que certaines séries dont je suis addict !

Mon petit conseil

La découverte des mondes et des personnages de La Passe-miroir, est un réel plaisir mais parfois on peut s’y perdre (comme souvent lorsque les livres sont riches en détails). C’est seulement à la fin du Livre I que j’ai découvert un schéma explicatif des différents clans du Pôle, ainsi qu’un plan détaillé de la citacielle. J’aurais aimé le voir avant car cela m’a bien aidé à tout clarifier dans ma petite tête. N’hésitez pas de ce fait, à aller jeter un petit coup d’œil aux annexes à la fin du livre.

Mais je vous rassure, pas de panique, une fois votre voyage entamé à travers les arches tout ce vocabulaire vous sera limpide. Les illusions, les mirages, les dragons, les sabliers, la citacielle et les animistes n’auront plus de secret pour vous.

Et la suite ?

J’espère que cette brève présentation de La Passe-miroir vous donnera l’envie de commencer le 1er livre, j’ai commencé il y a quelque peu le livre II, Les disparus du Clair de Lune, je le dévore et m’attache encore plus à ces personnages Ophélie bien évidemment qui me surprend de plus belle, et Thorn et oui j’ai bien dit Thorn cet « ours » restera toujours mystérieux pour moi mais au fil des pages nous avons de plus en plus envie de percer sa carapace… 

Mon passage coup de cœur

« Passer les miroirs, ça demande de s’affronter soi-même. Il faut des tripes, t’sais, pour se regarder droit dans les mirettes, se voir tel qu’on est, plonger dans son propre reflet. Ceux qui se voilent la face, ceux qui se mentent à eux-mêmes, ceux qui se voient mieux qu’ils ne sont, ils pourront jamais. »