Recette pleine d’espoir :

– Une autrice : Elizabeth Lim

– Une maison d’édition : Hachette Heroes

– Un bal

– Un prince

– Un objectif

– Une princesse indépendante

– De la magie

L’ustensile principal :

Comme toujours une belle couverture, Hachette Heroes fait du beau travail de ce côté-là. Une phrase d’accroche qui ne nous laisse pas trop de suspense mais la 4ème de couverture nous dévoile que cette version de Cendrillon est bien plus complexe. Peut-être qu’il y a un peu trop de détails, finalement cela porte à réflexion. En la lisant, je me suis dit que je n’aurais jamais pu imaginer qu’un complot royal serait possible dans la belle histoire de Cendrillon. Puis vu les quelques lignes sur sa bonne fée, on se dit qu’elle a plus d’importance qu’être juste là pour transformer une citrouille en carrosse… En tout cas j’ai commencé à imaginer tous les scénarios possibles, alors go lecture car j’ai besoin de savoir.

Les personnages connus du Disney :

Nous retrouvons bien évidement Cendrillon qui nous apparait sous un nouveau jour. Avec encore plus de volonté mais toujours avec sa douceur naturelle.

Pour une fois qu’une « princesse » ne m’énerve pas à faire la nunuche. Il y a aussi le Prince Charles qu’au final on ne voit pas tant que ça dans le dessin animé. Ici on va apprendre à connaître son parcours, ses sentiments, et même ses angoisses. Bien évidemment ent nous retrouvons Mme de Tremaine avec Anastasia et Javotte qui sont pour moi peu exploitées même si les quelques apparitions de Mme de Tremaine sont parfaites. Nous avons le Roi qui est mal en point et veut ici aussi que son fils trouve l’amour. La fée marraine comme dans la version Disney ne fait pas beaucoup d’apparition et grâce à ce roman, on comprend enfin pourquoi. Le Grand-Duc très différent de celui que l’on connaît. Il est bien plus présent et j’aime beaucoup ce que l’autrice a fait de ce personnage. Je n’en dirai pas plus autrement je gâcherai tout.

Les nouveaux personnages :

Geneviève est la sœur du Roi. Elle a une poigne de fer avec un cœur tendre. C’est un de mes personnages préférés. Louisa, la nouvelle amie de Cendrillon. Excellente couturière, elle est une grande romantique. Puis pour finir Madame Irmina, la chef des servantes du royaume. Tout comme Geneviève elle est dure mais c’est son statut qui l’y oblige. Au fond elle est adorable mais il ne faut pas trop le montrer.

Les animaux :

En ce qui concerne nos amis les bêtes, Lucifer est vaguement mentionné. Pataud est totalement présent et très important. Un peu déçu au niveau des souris mais c’est déjà plus réaliste. Toujours à aider, ces petites bêtes.

La recette :

L’histoire commence au moment du bal, enfin, plus précisément à la fin de celui-ci. Cendrillon est sur un nuage. Le grand-duc part avec la pantoufle de verre, chercher la mystérieuse princesse. Comme nous le savons à ce moment-là, Mme de Tremaine enferme Cendrillon. Puis les souris viennent l’aider. Mais malheureusement cette version est moins jolie. Nous découvrons tout ce qui se passe à la suite de cet évènement. Cendrillon va réussir à prendre son indépendance. Seulement ça ne sera pas comme princesse. Un nouveau départ loin de sa méchante belle-mère. Elle va se retrouver à espionner un des personnages contre sa volonté. Son objectif principal est d’aider sa fée marraine qui a un souci. La vie de Cendrillon va se voir bouleversée en quelques semaines. De vraies montagnes russes émotionnelles. Chaque personnage a sa petite importance, j’en connaissais la finalité. Tout au long, je me suis demandée pourquoi nous montrer ça ou ci … mais chaque petite chose a son importance. Sur la fin deux de nos nouveaux personnages vont aider Cendrillon, mais j’ai trouvé ce passage bien trop rapide, dommage. C’est trop simple, j’aurai voulu plus de complexité à ce moment-là. Ce roman nous montre que, quand on se donne les moyens dans la vie, on peut y arriver. Comme par exemple dans le travail, débuter dans le bas de l’échelle hiérarchique et monter petit à petit. L’ouvrage nous montre aussi que la magie est partout autour de nous, l’amour, l’amitié, un sourire. Elle n’a juste pas la forme que l’on imagine. À chaque moment, je m’imaginais les personnages et les décors Disney et pourtant plus d’une fois j’ai réussi à m’en détacher. Quelques petites répétitions dans l’esprit de Cendrillon mais on oublie ce détail rapidement tellement l’histoire est prenante.

La dernière miette :

Une belle fin comme un Disney se le doit, avec une magnifique leçon sur la signification au fond du mot magie.

Le conseil cuisine :

C’est mon 4ème Twisted tales (je n’ai pas écrit sur tous) et j’ai beaucoup aimé celui-ci. Peut-être qu’en n’étant pas une grande fan de Cendrillon, je ne pouvais pas être déçue. Je pense que cette histoire peut étonner plus d’une personne, personnellement je l’ai été. Je conseille donc fortement cette lecture.